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Sous l'emballage, les cultivateurs sont chocolat, Campagne 2006

Visuel campagne 2006.pngSans les petits producteurs de cacao, pas de chocolat ! Or, si les fabricants de chocolat font de très gros bénéfices, les producteurs de fèves de cacao n’arrivent au mieux qu’à survivre.

En collaboration avec la Déclaration de Berne, les Magasins du Monde ont publié la brochure « De la fève au praliné. Sous l’emballage, les cultivateurs sont chocolat » pour révéler les déséquilibres qui marquent la filière du cacao et la réalité amère vécue par les cultivateurs du Sud.

La réalité des producteurs de cacao est amère
Sur 60 milliards de dollars que représentent les ventes mondiales annuelles de chocolat, les pays producteurs ne touchent que 2 milliards de dollars. En effet, la principale valeur ajoutée se crée essentiellement au Nord, lors de la fabrication et la vente du chocolat.

Depuis une vingtaine d’années, les cours mondiaux du cacao ont baissé de près de 77%. Depuis la fin des années 80, sous l’impulsion de la Banque Mondiale et du FMI, le secteur a été libéralisé. Les multinationales peuvent ainsi négocier à bon compte avec les producteurs locaux. Dans ces conditions, les producteurs du Sud ne couvrent souvent même pas leurs frais de production.

Le chocolat du commerce équitable : inverser la tendance
Le commerce équitable représente une alternative à cet état de fait. En effet, il assure un juste prix aux producteurs de cacao, en tenant compte de leurs frais de production et leur permettant de dégager un petit bénéfice. Le prix n’est plus fixé en fonction de la loi de l’offre et de la demande et de l’influence des spéculateurs et des multinationales. Le commerce équitable garantit aussi des contrats à long terme à ses producteurs. Organisés en structures démocratiques, ceux-ci peuvent alors améliorer et diversifier leur production et investir au sein de leurs communautés. Un très bon exemple de commerce équitable de cacao est représenté par la coopérative El Ceibo en Bolivie.

Les revendications
Pour rééquilibrer le marché du cacao, les MdM et la DB ont formulé plusieurs revendications. Les gouvernements sont invités à s’engager en faveur d’une régulation du marché international qui garantisse des prix stables et des revenus décents aux agriculteurs. Tous les acteurs de la filière, du négociant au distributeur, devraient s’assurer de la transparence de cette dernière, de rémunérer équitablement les producteurs et de privilégier des relations à long terme. Les consommateurs sont encouragés à privilégier le chocolat équitable et questionner les marques sur leurs pratiques sociales.

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